Pharos*, la plate-forme de veille sur la cybercriminalité a été saisie lundi, concernant la création de groupes sur Facebook intitulés « Il n’y a pas de pédophiles, il n’y a que des enfants faciles ».
A la suite de nombreux signalements par les internautes, ce groupe a été supprimé, reconstitué et à nouveau supprimé à plusieurs reprises.
Les cyber-enquêteurs soulignent que les groupes de ce genre sont systématiquement fermés, mais qu’ils renaissent très rapidement, et que la difficulté est que beaucoup d’entre eux sont hébergés à l’étranger.
Comptant plus de 1500 membres, ce groupe litigieux revendique le droit à l’humour et la liberté d’expression. Le créateur du groupe précise que ce dernier "est exclusivement à vocation humoristique et n’a pas pour objectif de promouvoir la pédophilie".
Près de 90 000 internautes se sont déjà mobilisés pour appeler à la suppression de ce groupe.
*Mise en place en 2007, cette plate-forme de signalement des contenus illicites, est gérée par des policiers et des gendarmes au sein de l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information (OCLCTIC, de la direction centrale de la police judiciaire). Elle a été créée pour lutter contre la pédopornographie.
Site de signalement de contenus illicites : www.internet-signalement.gouv.fr



