75,8% des jeunes pensent que les informations trouvées sur Internet ne sont pas toutes fiables ! C’est l’un des enseignements de l’étude sociologique conduite par l’association Fréquence écoles suite à l’appel à projets lancé en 2008 par la Fondation pour l’Enfance avec le soutien de Mitsubishi Electric.
Il ne s’agit pas d’un sondage mais d’une véritable étude sociologique ayant fait l’objet d’une année de travail de deux sociologues des médias, docteures en Sciences de l’Information et de la Communication.
Cette enquête de fond s’est déroulée en deux temps : une série de 50 entretiens individuels avec des jeunes et leurs parents à leurs domiciles, puis la passation d’un questionnaire auprès de 1000 élèves, du primaire au lycée, sur leur usage d’Internet.
Vous pouvez désormais découvrir les résultats complets de l’étude ainsi que la synthèse de ces résultats
Des jeunes avertis des graves menaces, mais peu sensibilisés aux dangers quotidiens
Premier constat : 85,9% des jeunes pensent qu’il existe des dangers sur Internet. Pourtant, il existe un fort contraste entre les représentations qu’ils ont des risques, et la réalité éprouvée.
Ainsi, 44,9% citent comme danger n°1 la mauvaise rencontre, mais lorsqu’ils sont interrogés sur leurs propres mauvaises expériences, ils évoquent à 47% les images choquantes qu’elles soient pornographiques ou violentes, puis à 36,4% les virus et le piratage (36,4%).
Au sujet des données personnelles, quatre jeunes sur cinq affirment avoir déjà laissé des informations les concernant. Les mentions les plus identifiantes sont le nom de famille (46,3% du panel) et le numéro de téléphone (18,8%). Mais est-il possible de créer un compte Facebook sans laisser son nom ? Peut-on commander sur un site d’achat en ligne sans laisser son adresse de livraison ou un numéro de téléphone en cas de problème ? La question des données personnelles ne peut pas se réduire à leur simple communication, mais davantage à leur confidentialité.
Des relais de prévention actifs, mais un manque de compétences
Une écrasante majorité de jeunes (93,1%) dit avoir été informé sur les risques du web. La mère est la première source de sensibilisation aux risques (64,5%), devant la télévision (62,7%), le père (55,4%) et enfin les journaux ou les livres (40%). Pourtant, même avertis, les jeunes sont nombreux à avoir vécu une expérience fâcheuse ou désagréable sur Internet : 2 élèves scolarisés en primaire sur 3 et plus de 80% au collège et au lycée.
Mis en parallèle, ces chiffres soulèvent la question de l’acquisition de compétences. Pour que les jeunes se préservent efficacement, encore faut-il qu’ils connaissent l’outil, ses possibilités et ses limites. Les actions de prévention ne doivent-elles pas désormais proposer des mises en situation par l’analyse de cas concrets plutôt que d’alerter uniquement sur des dangers tout à fait exceptionnels ?
Cette étude peut, si vous le désirez, s’accompagner d’une conférence de présentation. L’association Fréquence écoles se tient à votre disposition pour toute information complémentaire par mail info frequence-ecoles.org ou par téléphone +33 (0)4 72 98 38 32.





