Mon enfant a disparu

Votre situation

Votre enfant a disparu et vous ne savez pas où il se trouve ? Quoi faire ? Qui contacter ? Même si cela n’est pas facile, essayez de garder votre calme pour agir avec la plus grande efficacité.

Nous vous orienterons le mieux possible, en nous appuyant notamment sur les recommandations du CFPE-Enfants Disparus qui gère le numéro 116 000 spécialisée dans les disparitions d’enfants.

Vous trouverez également des conseils si vous souhaitez donner de bons réflexes préventifs à votre enfant.

Qu’est-ce qu’une disparition inquiétante ?

Au regard de la loi, toute disparition d’enfant mineur est inquiétante. En pratique, c’est un peu différent : les fugues, par exemple, ne sont pas considérées comme des disparitions inquiétantes.

Le CFPE-Enfants Disparus recense certains signaux d’alerte qui permettent de qualifier une disparition d’inquiétante :

  • L’enfant a moins de 13 ans ;
  • L’enfant présente un handicap mental ou physique, ou manque d’autonomie ;
  • L’enfant suit un traitement médical ou doit prendre des médicaments ;
  • L’enfant se trouve peut-être en danger de mort ;
  • L’enfant se trouve peut-être en compagnie de tiers/tierces qui pourraient être une menace pour son bien-être, ou risque d’être la victime d’un délit ou d’un crime ;
  • L’absence de l’enfant n’est pas compatible avec son comportement habituel.

Quoi faire en premier ?

Essayez de comprendre ce qui a pu se passer : peut-il s’agir d’une fugue ? D’un accident ? D’un enlèvement ? Peut-il/elle simplement s’être perdu(e) ou être parti(e) quelque part sans vous prévenir ? A-il/elle été retenu à l’école ou à la crèche ? Peut-il/elle s’être réfugié(e) chez des voisins parce qu’il/elle a perdu ses clés ?

Regardez dans les affaires de votre enfant pour voir s’il est parti avec son téléphone, sa carte d’identité, de l’argent, des vêtements, des affaires de toilette, un sac… et s’il a laissé une lettre à votre intention. Si vous pensez qu’il a préparé son départ, consultez notre réponse sur les fugues.

Contactez les personnes chez qui votre enfant pourrait se rendre, des membres de votre famille qui habitent près de chez vous, l’autre parent de l’enfant si vous êtes séparé(e), l’école, la garderie, des camarades de classe ou des amis de votre enfant… pour vérifier qu’il/elle n’est pas chez l’un d’eux.

S’il/elle ne s’y trouve pas, contactez immédiatement les services de police (17) ou de gendarmerie afin que votre enfant soit inscrit au Fichier des personnes recherchées. Si vous avez besoin d’aide n’hésitez pas à appeler le 116 000.

 

Il n’y a pas de délai minimum pour signaler une disparition, vous n’avez pas besoin d’attendre 48h.

Votre enfant est majeur(e)

Une personne majeure, dès l’âge de 18 ans, peut partir du domicile familial sans en informer ses parents et décider de ne plus être en lien avec eux. Toute disparition n’est pas forcément involontaire.

Faites le tour des proches de votre enfant, de ses collègues de travail… vérifiez ses comptes, ses profils sur les réseaux sociaux, s’il/elle a pris des affaires avec lui/elle (sa carte de paiement, son téléphone, des affaires de toilette, des vêtements…) afin de déterminer s’il s’agit d’un départ préparé, que l’on pourrait donc supposer volontaire.

Si la disparition de votre enfant est suspecte, que personne n’a eu écho de sa volonté de partir, que tout laisse à croire qu’il/elle n’avait pas l’intention de disparaître, vous pouvez entamer des démarches en signalant sa disparition auprès des services de police ou de gendarmerie en appelant le 17. Si vous n’arrivez pas à faire qualifier la disparition « d’inquiétante » par les services de police ou de gendarmerie, vous pouvez écrire au procureur de la République du Tribunal de Grande Instance (TGI) dont vous dépendez (consulter l’annuaire) en décrivant les circonstances de la disparition qui permettent de la qualifier d’inquiétante. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter ce document.

L’alerte enlèvement

Il s’agit d’un dispositif national qui peut être déclenché dans des cas très précis.
  1. L’enfant disparu doit être mineur(e) ;
  2. Il doit s’agir d’un enlèvement avéré, et non d’une « simple » disparition ;
  3. La vie ou l’intégrité physique de l’enfant doit être en danger ;
  4. Le Procureur de la République a des informations permettant de localiser l’enfant ou le suspect.

Il est à noter que même si tous les critères sont réunis, l’alerte peut tout de même ne pas être déclenchée si elle risque de créer un danger supplémentaire pour l’enfant ou si elle risque de perturber l’enquête. Seul l’intérêt de l’enfant dicte la décision de lancer l’alerte.

Si l’alerte est lancée, des messages seront diffusés durant trois heures dans les gares, les transports en commun, les affichages lumineux sur les panneaux d’autoroute, à la radio, sur les chaînes télévisés, à l’Agence France Presse, sur Internet…Cette alerte peut être renouvelée une fois.

N’abandonnez pas les recherches

Continuez vos recherches, même après avoir signalé la disparition de votre enfant aux autorités. Vous connaissez votre enfant mieux que personne.
  • Refaites ses derniers trajets, vérifiez les lieux qu’il a l’habitude de fréquenter, les lieux de passage (gares, fast-foods, centres commerciaux, etc.).
  • Appelez ses amis et leurs parents.
  • Vérifiez que votre enfant n’avait pas rendez-vous avec une personne, en regardant ses emails si vous le pouvez, ou ses comptes sur les réseaux sociaux.

Gardez votre téléphone portable en permanence avec vous et assurez-vous que quelqu’un est en mesure de répondre au téléphone familial.

Diffuser un avis de recherche sur Internet ou dans la rue ? Contacter des journalistes ? Cela peut être une bonne idée… mais pas toujours. Discutez-en avec la personne en charge de l’enquête, ou avec un professionnel du CFPE-Enfants Disparus. Si vous souhaitez entrer en contact avec les médias, l’association peut également vous aider à préparer votre interview, à gérer votre discours et votre image. Vous trouverez des conseils à ici.

Mon enfant est retrouvé(e)

L'accueillir.

Si votre enfant a fugué, retrouvez des conseils spécifiques pour le retour sur la fiche « Mon enfant a fugué ».

Prenez le temps de l’accueillir, dites-lui votre inquiétude et montrez-lui à quel point vous êtes heureux(se) de le/la retrouver. Dites-lui que cela n’arrivera plus, et que vous êtes là pour le/la protéger.

Laissez-lui un peu de temps pour se reposer, prendre une douche, changer de vêtements, manger…

L’enlèvement peut avoir été un moment traumatisant pour votre enfant, d’autant plus s’il/elle a subi des violences physiques ou sexuelles. Il est important que votre enfant sache qu’il/elle peut tout vous dire sans avoir peur de vous inquiéter. Ne le/la forcez pas à parler s’il/elle n’est pas prêt(e) à le faire. Lorsque votre enfant s’exprimera, accueillez ses émotions, sans les minimiser ou les aggraver, et dites-lui que vous comprenez tout à fait ses sentiments.

Si parler lui est trop difficile, acceptez le fait qu’il/elle ne puisse pas tout vous dire, dites-lui que l’important est d’en parler à quelqu’un de confiance et dirigez-le/la vers quelqu’un à qui il/elle pourra en parler librement. Un rendez-vous avec un(e) pédopsychiatre peut s’avérer utile.

Vous pouvez vous référer aux autres fiches de notre outil, qui vous donneront davantage d’informations sur certaines problématiques, comme les violences sexuelles par exemple, et sur les structures qui peuvent vous aider.

Faire un bilan de santé.

Si votre enfant a été enlevé(e), ou s’il/elle s’est perdu(e) mais que vous soupçonnez qu’il se soit passé quelque chose, prenez rendez-vous avec sans tarder votre médecin. Il/elle vérifiera que tout va bien et que votre enfant n’a pas été victime de violences physiques ou sexuelles, qu’il/elle n’a pas été exposé(e) à des substances illicites ou à des maladies.

Pendant la consultation, laissez votre enfant seul s’il/elle vous en fait la demande ou si vous sentez que cela l’aidera à se confier plus facilement.

L’enlèvement peut aussi avoir marqué votre enfant psychologiquement. Est-il/elle troublé(e) ? Fait-il/elle des cauchemars ? Pipi au lit ? A-t-il/elle constamment peur de se faire de nouveau enlever ? A-t-il/elle du mal à se séparer de vous ? Consulter un(e) psychologue ou un(e) pédopsychiatre le plus tôt possible pourra lui permettre de mettre des mots sur ses émotions, sur ce qu’il/elle a vécu et l’aider à se sentir mieux.

Les Centres Médico-Psycho-Pédagogiques (prise en charge des enfants de 0 à 20 ans) ou les Centres Médico-Psychologiques (prise en charge des adultes et des enfants) peuvent vous proposer des consultations gratuites (trouver le plus proche en utilisant cette carte pour les CMPP, et cette carte pour les CMP).

Vous avez également la possibilité de consulter un psychologue exerçant en libéral (non remboursé par la sécurité sociale, parfois par la mutuelle), ou un pédopsychiatre (remboursé par la sécurité sociale). Si les délais de rendez-vous sont trop longs ou si votre enfant semble toujours marqué par l’enlèvement, n’hésitez pas à solliciter l’avis d’un(e) autre professionnel(le).

Faire valoir son droit à l’oubli.

Les photos d’enfants disparus puis retrouvés qui restent publiées sur Internet peuvent leur porter préjudice à certains moments de leur vie, pour la recherche d’un emploi par exemple. Vous pouvez demander aux journalistes de retirer ou de rendre anonyme les noms et photos utilisés, mais aussi aux moteurs de recherche (Google, Bing) de supprimer les résultats de recherche qui incluent leur nom. Les pages qui font référence à la disparition de votre enfant n’apparaîtront plus dans les résultats de recherche associés à son nom.

Pour ce faire, utilisez le formulaire Google ici, et le formulaire Bing ici.

Agir en prévention

Les enfants sont impulsifs et peuvent facilement partir avec des gens qu’ils ne connaissent pas, même si on leur a répété plusieurs fois de ne jamais faire confiance aux inconnus. Quels que soient nos conseils pour les prévenir des dangers, notre surveillance reste essentielle.

Néanmoins, il existe de nombreux enlèvements qui échouent grâce à la réaction des enfants. Il est donc important de leur transmettre les bons réflexes pour se protéger, sans les effrayer pour autant. Voici une série de conseils, qui s’appuie sur les recommandations du CFPE-Enfants Disparus :

  • Apprendre à votre enfant à ne jamais suivre une personne qu’il/elle ne connait pas, même si elle lui propose des friandises, qu’elle veut lui rendre un service (l’emmener quelque part en voiture, par exemple) ou qu’elle lui demande un service (de l’aide pour chercher un animal perdu par exemple). De la même manière que vous ne laisseriez pas un enfant partir avec un inconnu, ne le laissez pas non plus seul(e) un moment avec une personne que vous ne connaissez pas bien, ou seul(e) dans une voiture.

/ !\ Mettre en garde contre les « inconnus » ne suffit pas : si souvent nous disons à nos enfants de ne pas parler avec un(e) inconnu(e) ou de ne pas le/la suivre, c’est une mise en garde qui reste flou pour les petits. Le Ministère de la justice, qui gère le dispositif « alerte enlèvement », explique que « la plupart des enfants enlevés le sont par des proches ou des gens de leurs familles ». D’autre part, « l’enfant voit généralement un inconnu comme potentiellement dangereux. Mais ils n’ont plus la notion de danger lorsque celui-ci est gentil, souriant, sympathique. Dès lors qu’ils ont parlé une fois puis une seconde fois avec quelqu’un qu’ils n’ont jamais vu, ils ne le considèrent plus comme tel. (…) Et les adultes sont souvent les premiers à transgresser la règle de ne pas parler avec des inconnus. Par exemple en allant faire ses courses, ou en allant voir un match de football ». Cette règle ne suffit donc pas.

  • Habituer votre enfant à toujours vous demander la permission avant d’aller quelqu’un part, à vous dire où il/elle va exactement et avec qui, même s’il s’agit d’un ami ou d’un membre de la famille. Ce n’est pas parce que vous voulez le surveiller, mais parce que vous vous souciez de lui/elle.
  • Apprendre à votre enfant à ne jamais ouvrir la porte à une personne qu’il/elle ne connaît pas, même si elle se présente comme étant un policier ou un pompier. Apprenez-lui à vous téléphoner pour vérifier qu’il/elle peut bien ouvrir la porte.
  • Définir un mot de passe, connu uniquement de vous et votre enfant, qui lui permettra de savoir si une personne vient de votre part ou non.
  • Dire à votre enfant que si jamais l’un de ses parents avait un accident, il/elle en serait informé(e) par un membre de la famille ou un(e) ami(e) proche de la famille, pas par une personne qu’il/elle ne connaît pas et qui lui demande de la suivre.
  • Apprendre à votre enfant à oser dire non, même s’il s’agit d’un adulte. Comme tout le monde, l’enfant a une « alarme interne » qu’il/elle doit respecter lorsqu’il/elle se sent mal à l’aise. De la même manière, ne le forcez pas à embrasser des personnes, connues ou non, contre sa volonté. Cela reviendrait à lui dire qu’il/elle a l’obligation de faire des choses « par politesse » et d’aller à l’encontre de ses ressentis.
  • Connaître les trajets effectués par votre enfant, lui dire de ne pas prendre de chemins qu’il/elle ne connaît pas, même si ce sont des raccourcis.
  • Décider avec lui/elle d’un point de ralliement (la caisse centrale d’un magasin, par exemple), et lui montrer les « maisons amies » (la police, la boulangerie…) où il peut se rendre s’il se perd.
  • Prévenir votre enfant des dangers sur Internet. Vous trouverez différents conseils dans la partie « dangers sur Internet » de notre outil.
  • Apprendre à votre enfant à se défendre: en hurlant (« ce n’est pas ma maman/mon papa ! »), en s’asseyant par terre, en donnant des coups de pieds… pour faire fuir la personne mal intentionnée. Conseiller aussi à votre enfant de prendre la fuite et de ne pas avoir peur de chercher de l’aide dans un commerce.
  • Faire apprendre à votre enfant ses nom et prénom, son âge, son adresse et votre numéro de téléphone par cœur, ainsi que la manière de le composer à partir d’un téléphone fixe ou portable. Pour vous y aider, vous pouvez utiliser Remumber, une application qui remplace le code de déverrouillage de votre tablette ou smartphone par votre numéro de téléphone. A force de le composer, il/elle finira par le mémoriser !

 

N’hésitez pas à mettre votre enfant en situation en utilisant un scénario, pour vérifier qu’il a bien compris ce qu’il devait faire et ne pas faire. Tous ces conseils sont aussi donnés sous forme de jeu à destination des enfants, que vous trouverez sur cette page.

Ils peuvent vous aider

Voici des associations spécialisées dans les disparitions d'enfants qui pourront vous apporter leur soutien :
  • Le CFPE-Enfants Disparus

A toutes les étapes de vos recherches, vous pouvez faire appel au CFPE-Enfants Disparus en appelant le 116 000 pour obtenir une écoute et des conseils.

Des spécialistes juristes et psychologues pourront répondre à toutes vos questions et vous soutenir. L’appel est confidentiel, gratuit depuis un fixe ou un mobile, et le numéro est joignable 24h/24 et 7j/7

  •  L’Aide aux Parents d’Enfants Victimes (APEV)

L’APEV est une association nationale de victimes et d’aide aux victimes qui regroupe des parents dont un(e) enfant, mineur(e) ou jeune majeur(e), a été assassiné(e) ou a disparu. Elle accompagne plus de 250 familles, sur le plan personnel, moral et psychologique (groupes de parole, contact entre familles…), et sur le plan administratif et judiciaire (suivi des dossiers d’instruction, accompagnement aux procès d’assises…). L’APEV est aussi un centre opérationnel pour aider à la recherche des enfants disparus : site Internet, campagne d’affichage, groupe d’officiers de police judiciaire à la retraite, coopération internationale entre associations… Vous pouvez les contacter au 01 46 48 35 94 ou à par mail à contact@apev.org.

  •  La Mouette

L’association La Mouette a pour but de défendre et protéger les enfants, et participe activement à la recherche d’enfants disparus. Elle soutient les parents d’enfants victimes en leur apportant un accompagnement psychologique, juridique et financier ou encore en se portant partie civile pour les mineurs victimes. Vous pouvez les contacter au 05 53 47 06 18 ou au 06 60 26 51 46, ou par mail à la.mouette@orange.fr.

  •  Manu Association

Manu Association apporte son aide aux familles victimes de disparitions d’enfant majeur(e) ou jeune majeur(e) (18-25 ans), notamment en diffusant un avis de recherche sur son site Internet et sur sa page Facebook. Elle peut aussi diffuser les avis de recherche d’enfants mineurs disparus, si une prise en charge est effectuée en même temps par le CFPE-Enfants Disparus.

Si votre enfant a disparu il y a plusieurs années alors qu’il/elle était mineur et qu’il/elle serait aujourd’hui majeur(e), vous pouvez également prendre contact avec l’association. Elle fera le point avec vous sur ce qui a été fait jusqu’ici, sur les déclarations de l’époque et la qualification de la disparition.

L’association peut vous mettre en lien avec d’autres familles victimes de disparition d’enfant.

Vous pouvez prendre contact avec eux au 03 22 87 37 50 ou au 09 79 07 98 37, ou par mail à manu-association@orange.fr.

Ce que dit la loi sur…

La soustraction d’enfant par un ascendant

La loi condamne le fait qu’un ascendant (parent, grand-parent…) soustraie un(e) enfant mineur(e) à ceux qui exercent l'autorité parentale ou auxquels il/elle a été confié ou chez qui il/elle a sa résidence habituelle.

La peine encourue est d’1 an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende (article 227-7 du Code pénal).

Si l’enfant est retenu au-delà de 5 jours sans que vous ne sachiez où il/elle se trouve, où qu’il/elle est retenu en dehors du territoire français, alors la peine est portée à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende (article 227-9 du Code pénal).

La soustraction d’enfant par un non-ascendant

Le fait, pour une personne qui n’est pas un ascendant de l’enfant, de soustraire, sans fraude ni violence, un(e) enfant mineur(e) des mains de ceux qui exercent l'autorité parentale ou auxquels il/elle a été confié ou chez qui il/elle a sa résidence habituelle, est puni de 5 ans d'emprisonnement et de 75 000 € d'amende (article 227-8 du Code pénal).

La tentative est punie des mêmes peines (article 227-11 du Code pénal).

Lorsque la victime a subi une mutilation ou une infirmité permanente provoquée volontairement ou résultant soit des conditions de détention, soit d’une privation d’aliments ou de soins, la peine est alors de 30 ans d’emprisonnement. Lorsque l’enlèvement ou la séquestration est précédée ou accompagnée de tortures ou d’actes de barbarie ou lorsqu’elle est suivie de la mort de la victime, la peine encourue est la prison à perpétuité (article 224-2 du Code pénal).

Lorsque l’enfant enlevé est un mineur de 15 ans, la peine est alourdie. Elle est portée à la réclusion criminelle à perpétuité si l’infraction est punie de 30 ans d’emprisonnement, et à 30 ans de réclusion criminelle si l’infraction est punie de 20 ans d’emprisonnement (article 224-5 du Code pénal).

Logo du CFPE-Enfants Disparus

Cette réponse a été rédigée par l’équipe de la Fondation pour l’Enfance, en s’appuyant sur les recommandations de l’association CFPE-Enfants Disparus, qui a par ailleurs aimablement contribué à cette réponse en faisant part de son expertise sur le sujet.

Mis à jour le 30/11/2016.

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