Votre situation

Votre enfant a de mauvais résultats à l’école, a des difficultés à lire ou à apprendre  ? L’école vous a fait part de problèmes de comportement  ou de manque de concentration ?

Cette fiche vous apportera quelques conseils pour prévenir et éviter le décrochage scolaire de votre enfant. Vous y trouverez également des réponses aux différentes questions que vous vous posez.

Nous vous orienterons vers des professionnels ou des associations qui pourront vous aider à trouver des solutions pour accompagner votre enfant

La scolarité, une phase cruciale dans le développement de l’enfant

La scolarité de votre enfant est constituée d’étapes importantes adaptées à son développement et à son épanouissement. L’instruction est obligatoire pour tous les enfants, français et étrangers, de l’âge de 8 ans jusqu’à 16 ans révolus.

Les parents peuvent choisir de scolariser leur enfant dans un établissement scolaire public ou privé, ou bien d’assurer eux-mêmes cette instruction.

On estime à près de 20 % le nombre d’enfants qui présentent des difficultés scolaires (source : social-sante.gouv.fr).

Les professionnels ont établi quelques repères  en fonction du niveau de scolarité de votre enfant. Retrouvez ici ce document complet sur les difficultés et les troubles de l’apprentissage chez l’enfant à partir de 5 ans.

En primaire

L’entrée à l’école primaire est une étape importante dans la séparation parent-enfant.

L’un des grands apprentissages du primaire est l’acquisition de l’autonomie. Faites votre possible pour accompagner votre enfant, sans le brusquer, tout en respectant les étapes de son développement.

Au collège

Le passage au collège peut être source d’angoisse pour votre enfant. Il y a beaucoup plus d’élèves dans l’établissement et dans chaque classe, et un(e) professeur(e) par matière. Ne soyez pas étonné(e) si votre enfant vous semble un peu perdu(e) au début. L’entrée au collège est aussi synonyme de puberté. Votre enfant se cherche, commence à construire sa personnalité et a besoin de plus de liberté et d’autonomie.

L’adolescence est une période complexe à gérer, à la fois pour l’enfant mais aussi pour les parents  !

Votre enfant peut se montrer plus «  contestataire  », peut remettre en question votre autorité ou le système scolaire. Cette autonomie nouvelle peut être difficile à gérer pour lui/elle. N’oubliez pas que le dialogue est la clé de voûte de votre relation parent-enfant. Communiquez avec lui/elle pour essayer de comprendre son état d’esprit et sa perception de ce nouvel environnement scolaire. Si vous parvenez à maintenir une certaine confiance avec votre enfant par la discussion et l’écoute, vous appréhenderez plus sereinement le passage au collège et l’étape de la puberté, tout comme votre enfant.

Au lycée

Le lycée est l’étape avant l’âge adulte où votre enfant prend conscience de la vie professionnelle et des responsabilités qui l’attendent. Il/elle doit faire ses premiers choix pour son avenir professionnel.

C’est une période où votre enfant se pose beaucoup de questions et cela peut être une véritable source d’angoisse. Montrez-lui que vous êtes là pour l’accompagner et l’écouter. Acceptez que votre enfant ait des secrets, grandisse et ait besoin de prendre ses marques en se sociabilisant, en prenant des décisions seul(e), en faisant des choix pour son avenir. L’essentiel est de ne pas le/la brider, il ne faut pas qu’il/elle vous associe à la personne qui va limiter ses libertés. Prenez son avis en compte, notamment lorsque votre enfant vous raconte ce qu’il/elle a appris en cours aujourd’hui ou lorsqu’il/elle s’intéresse à des «  sujets d’adulte  ».

Installer un terrain propice à l’échange et au dialogue permettra à votre enfant de se tourner vers vous s’il/elle a besoin de se confier quant à ce qui lui arrive à l’école, et plus globalement dans sa vie d’ado de tous les jours.

Regardez régulièrement son carnet de liaison, demandez-lui comment se déroulent ses journées, et participez aux rencontres parents-professeurs pour garder un lien avec l’équipe pédagogique.

Quels sont les signes qui peuvent m’alerter ?

Plusieurs éléments peuvent vous mettre la puce à l'oreille :

Difficultés spécifiques, c’est-à-dire des difficultés qui ne concernent ou ne se manifestent que pour certaines aptitudes, dans l’une des matières scolaires (lecture, écriture, orthographe, calcul).

Difficultés globales : des résultats insuffisants, ou une dégradation des résultats, signalés par l’enseignant ou que vous remarquez lorsque vous l’aidez à faire ses devoirs.

Retard scolaire : votre enfant est en décalage par rapport aux enfants de son âge quant à ses acquisitions scolaires et apprentissages attendus.

Problèmes comportementaux  : votre enfant n’aime pas aller à l’école, il/elle est impulsif(ve) et parfois agressif(ve) quand il s’agit de se préparer pour aller en cours ou pour discuter de ce qui se passe en classe. Votre enfant s’absente régulièrement, manque de concentration, ou se renferme sur lui/elle-même quand vous lui posez des questions sur ce qu’il/elle a appris en classe ou sur ses camarades.

Savoir d’où vient le problème pour trouver la solution

Le problème est-il dû au système scolaire ? A un(e) professeur(e) en particulier ? Ou directement lié à votre enfant lui/elle-même ? Il/elle a des difficultés à lire ou à apprendre ? Est-ce lié à un potentiel trouble médical, physique ou psychologique ? S’agit-il d’une situation ponctuelle ?

Peu importe l’âge de votre enfant ou les difficultés rencontrées, ne les négligez pas et déterminez la ou les causes du problème rapidement pour trouver une solution adaptée. Plus tôt vous prendrez la situation en main en soutenant votre enfant, mieux votre enfant pourra réussir sa scolarité.

Souvent, ces difficultés sont sources de souffrance pour votre enfant : anxiété, fatigue, désinvestissement progressif pour les tâches qui lui demandent un effort particulier. Ne pensez jamais qu’un(e) enfant est heureux(se) de ne pas réussir comme les autres élèves.

Les difficultés liées à un trouble mental (dyslexie, hyperactivité)

La dyslexie

La dyslexie est un trouble spécifique et durable de l’acquisition du langage écrit, persistant et suffisamment grave pour retentir sur l’intégration scolaire. Le critère de gravité admis pour la lecture est un décalage de 18 mois à 2 ans entre l’âge de lecture et l’âge réel. (CIM 10 : Classification Internationale des Maladies éditée par l’OMS)

Si votre enfant est en CE1 et qu’il ne sait pas lire un texte simple du type «  Le prince habite dans le château au milieu de la forêt et attend sa princesse  », demandez-lui de se concentrer pour expliquer ce qui lui semble difficile dans la lecture de ce texte.

N’hésitez pas à en discuter avec l’équipe pédagogique au sein de l’établissement.

Plus tôt le diagnostic est posé, mieux c’est, afin d’éviter tout retard ou décrochage scolaire. Votre enfant pourra être pris(e) en charge par un et avoir un soutien psychologique si besoin.

A savoir  :

 Les orthophonistes exercent soit en libéral, soit en tant que salarié(e) du service public (dans ce dernier cas, la consultation est prise en charge par le service en question).

 L’orthophoniste n’étant pas un médecin, il faut donc une prescription médicale.

La dyscalculie

La dyscalculie est un trouble du langage écrit et scolaire qui porte plus spécifiquement sur les chiffres et le calcul. On observe des difficultés à comprendre et à utiliser les nombres. Elle peut se déclarer chez des enfants d’intelligence normale sans déficit neurologique et ne présentant ni psychopathologie (trouble de l’anxiété, trouble de l’attention, etc.) ni difficulté d’apprentissage.

Ce trouble est rarement isolé et souvent associé à une dyslexie ou une dyspraxie. Il a un fort impact sur les résultats scolaires de votre enfant ou sur sa vie courante.

La dyscalculie nécessite une prise en charge spécifique  : rééducation orthophonique et/ou psychomotrice, associée à des adaptations pédagogiques.

Adressez-vous à un(e) orthophoniste ou demandez conseil à l’équipe pédagogique de l’établissement de votre enfant.

La dyspraxie

La dyspraxie est un trouble développemental de la pré-programmation des gestes complexes, intentionnels et finalisés. C’est-à-dire que la dyspraxie est ce que l’on appelle couramment une maladresse pathologique. L’enfant va rencontrer des difficultés à faire le geste demandé  : il/elle se cogne régulièrement, tombe, casse, a des difficultés à s’habiller, a du mal à manier les couverts pour manger proprement… La dyspraxie peut entraîner une gêne dans la vie quotidienne.

Les difficultés débutent dès l’école maternelle et concernent en premier lieu le graphisme, puis au cours de la scolarité primaire, les mathématiques. Au collège, c’est souvent la capacité de lecture qui sera jugée défaillante (plus de la moitié des enfants dyspraxiques ont des troubles de la lecture). Toutes les activités scolaires semblent bâclées, brouillonnes, on reproche à l’enfant de travailler sans soin, ce qui est souvent interprété à tort comme un manque d’attention ou de motivation. Nombre de ces enfants pourront prétendre à une scolarité longue, diplômante, de bonne qualité, même s’ils pourront difficilement exercer un métier manuel.

La prise en charge doit se faire le plus tôt possible et coordonnée, entre la rééducation (ergothérapie, psychomotricité, orthoptie) et les aménagements pédagogiques au niveau scolaire. Consultez un médecin généraliste qui vous redirigera vers le/la spécialiste le/la plus adapté(e)  : psychomotricien(ne), psychologue, conseiller(ère) pédagogique.

Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H)

IV. Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H)

Le TDA/H associe trois types de symptômes (les troubles des apprentissages ne sont pas constants)

Déficit attentionnel  : votre enfant ne parvient ni à se focaliser ni à  maintenir son attention sur une activité en particulier,

Hyperactivité motrice  : il/elle est incapable de tenir en place,

Impulsivité  : votre enfant est impatient(e) et ne sait pas attendre son tour, réagit de manière impulsive lorsqu’il/elle se sent frustré(e).

LE TDA/H concernerait de 3 à 5 % d’enfants en âge scolaire dont 50 % d’entre eux sont  en grave échec scolaire (source : sante-social.gouv.fr).

Sa prise en charge doit être globale et multimodale, associant : psychologue, psychomotricien, orthophoniste (en présence d’un trouble d’acquisition du langage écrit) et des aménagements pédagogiques.

Un traitement pharmacologique peut être prescrit selon des indications et des modalités très précises.

Difficultés liées à un trouble psychologique

Les troubles peuvent être multiples. Votre enfant n’a pas le désir d’apprendre ? Il/elle manque de confiance en soi ou de motivation ?

La réussite d’un élève ne dépend pas seulement de ses compétences mais également de sa confiance en soi, en ses capacités d’apprentissage.

Il est difficile de déterminer les causes soi-même sans l’aide d’un(e) pédopsychiatre ou d’un(e) psychologue. Aussi, n‘hésitez pas à faire appel à un(e) professionnel(le).

Difficultés liées à un trouble physique

Un retard dans l’apprentissage peut être dû à une défaillance visuelle ou auditive.

Si votre enfant présente des signes comme des otites à répétition, des troubles de l’acquisition du langage oral, adopte une mauvaise posture pour lire, a des difficultés pour lire de loin, a des maux de tête en fin de journée, un simple bilan auditif ou ophtalmologique peut poser le diagnostic rapidement et aider votre enfant.

Difficultés liées à l’environnement (cadre scolaire, aide aux devoirs à la maison, problèmes relationnels avec les autres enfants)

L’environnement d’apprentissage est un facteur clé dans le succès des études. Si l’environnement ne convient pas à votre enfant, il/elle éprouvera des difficultés lors de sa scolarité.

Votre enfant éprouve peut-être certaines difficultés à s’intégrer au sein de sa classe, de son école.

Est-il/elle victime de moqueries de la part de ses camarades, subit-il/elle des humiliations  ? Est-il/elle victime de harcèlement dans son école  ?

Si c’est le cas, il/elle va chercher à fuir ce lieu de souffrance. L’enfant harcelé(e) a souvent plus de mal à se concentrer en classe car il/elle se trouve sous la menace permanente d’agressions physiques et/ou psychologiques. Aller à l’école est une épreuve puisque ce lieu est désormais associé à la souffrance.

Dans le premier degré, une enquête réalisée par l’UNICEF et l’Observatoire international de la violence à l’école montrait que 5 % des élèves de CE2, CM1 et CM2 étaient victimes de harcèlement sévère, soit 123 000 élèves sur 2 463 065 écoliers. Si l’on considère le harcèlement modéré à sévère, ce chiffre monte à 12 % des écoliers soit 295 600 élèves.

En collège, 7 % des collégiens subissent du harcèlement sévère selon les différentes enquêtes de la DEPP (Direction de l’évaluation de la Prospective et de la Performance) (2011, 2013) soit 233 000 élèves sur 3 332 000 collégiens. Si l’on inclut le harcèlement modéré, cela concerne 10 % des collégiens soit 332 000 élèves.

En lycée, une enquête a été réalisée par la délégation ministérielle de prévention et de lutte contre les violences en milieu scolaire. Cette enquête révèle, comme les autres études internationales, que le harcèlement diminue fortement en lycée passant à 1,3 % de harcèlement sévère, soit 27 830 lycéens sur les 2 140 900 lycéens. Si l’on compte le harcèlement modéré, le chiffre monte alors à 3,4 % soit environ 73 000 lycéens.

 

Quels peuvent être les signes  ?

Plus discret que le harcèlement physique, le harcèlement moral est difficile à détecter par les adultes.

  • Votre enfant évite l’école

Il/elle souffre souvent de maux de tête, nausées, maux de ventre ou vous demande de l’accompagner alors que c’est inhabituel.

  • Votre enfant préfère rester avec des adultes plutôt qu’avec des enfants de son âge, passe ses récréations seul(e) ou  à la bibliothèque  ?

En d’autres termes, votre enfant s’isole. Il/elle n’invite pas ses camarades à la maison, ne souhaite pas fêter son anniversaire, personne de l’appelle ou ne lui apporte ses devoirs quand il/elle est malade. S’il/elle est en retrait, triste et n’a plus goût à grand chose, il est important d’en discuter avec lui/elle pour comprendre ce qu’il se passe.

  • Votre enfant est très fatigué(e)

« L’enfant est en permanence en état d’hypervigilance, en alerte. Il surveille son entourage, anticipe ce qu’on risque de lui faire, comme s’il risquait d’être agressé. Et cela l’épuise » souligne Hélène Romano, co-auteure de L’école face au traumatisme et à la violence. Cette fatigue s’exprime par des problèmes de concentration, d’attention, de troubles du sommeil et donc une certaine irritabilité.

  • Il/elle néglige sa tenue vestimentaire

Les enfants victimes de harcèlement essaient de passer inaperçus. « Ils mettent des vêtements passe-partout, des couleurs tristounettes, pas trop visibles, n’optent jamais pour l’originalité » souligne la psychothérapeute.

  • Son matériel scolaire est souvent abîmé ou disparaît

« Une trousse massacrée, un carnet de correspondance qui a été plongé dans l’eau » sont aussi des signes d’un harcèlement  : « Les harceleurs s’en prennent à ce qui symbolise la scolarisation ». Ne grondez pas votre enfant pour sa négligence vis-à-vis de son matériel scolaire, cherchez à savoir ce que cela cache  !

Pour avoir plus d’informations sur le sujet du harcèlement scolaire, n’hésitez pas vous diriger vers la fiche «  Mon enfant est victime de harcèlement  », qui vous donnera davantage d’informations et de conseils.

Difficultés liées au système scolaire (professeur(e) ou méthodologie inadaptée)

Des classes surchargées, une méthodologie d’apprentissage inadaptée, une mauvaise relation avec l’enseignant(e) ou le fait que votre enfant se retrouve dans une classe difficile peuvent affecter le parcours de votre enfant.

Il est difficile pour les professeurs de s’adapter à chaque élève.

Aussi, est-ce dans une matière spécifique ou bien est-ce généralisé  ?

Souvent cela se reflète par de mauvaises notes. Il est important dans ce cas d’en discuter avec votre enfant pour mieux comprendre.

Comment aider votre enfant à réussir ?

La scolarité est une étape clé dans le développement de votre enfant et il peut être parfois difficile de savoir comment l’accompagner au mieux pour le guider vers la réussite.

Tout dépend de son caractère, de son niveau et si l’école est un lieu d’épanouissement pour votre enfant car le système scolaire actuel n’est pas adapté à tous.

Ci-dessous quelques conseils génériques  !

Lui apprendre à organiser son temps de travail pour les devoirs

Plus votre enfant est  jeune, plus il/elle a du mal à rester concentré(e). Il faut donc accorder de petites plages pour les loisirs et pour les devoirs.

Quand votre enfant est plus grand(e), il/elle a tendance à accorder plus de temps aux activités extra-scolaires qu’aux devoirs.

Qu’importe l’âge. Définissez ensemble un planning. Le but n’est pas de le lui imposer, il faut qu’il/elle accepte cette nouvelle organisation et votre rôle sera ensuite de veiller à ce que l’emploi du temps soit respecté.

Précisez un créneau de vérification/correction des devoirs avec votre enfant pour le/la cadrer et lui donner des repères à travers ce planning. Cela lui permettra de s’organiser.

L’accompagnement

Selon les besoins de votre enfant, vous pouvez décider ensemble de la manière dont votre enfant et vous souhaitez vérifier que les devoirs ont bien été faits et compris.

Votre présence  en continu est-elle nécessaire pour les devoirs ? Est-ce que votre enfant doit venir vous poser des questions à chaque fois qu’il/elle est confronté(e) à une difficulté ou un blocage  ? Ou devez-vous laisser votre enfant travailler de manière autonome et ne vérifier ses devoirs qu’une fois qu’ils sont terminés  ?

Bien sûr, cela dépend beaucoup de l’âge de votre enfant. Souvent quand ils sont petits, il faut les accompagner de près  :

  • Aidez-le/la à préparer son cartable la veille
  • Expliquez-lui comment bien faire ses devoirs et pourquoi c’est important. Partagez avec lui/elle des méthodes de travail qui lui correspondent. Certains enfants ont besoin d’apprendre par cœur, d’autres ont besoin de méthodes ludiques ou d’explications reformulées.
  • Posez-lui des questions pour vérifier que la leçon est bien comprise et les exercices aussi.
  • Expliquez-lui ses erreurs et faites-le/la recommencer ou répéter pour vérifier sa compréhension.
  • Enfin, aidez votre enfant à avoir confiance en soi  !

Au collège, cadrez votre enfant sans lui mettre une pression trop forte. Ne mettez pas la barre trop haute, donnez-lui des objectifs atteignables et encouragez-le/la  !

  • Incitez votre enfant à travailler à des heures régulières.
  • Responsabilisez-le/la sans l’abandonner.
  • Laissez-le/la faire son travail en autonomie et effectuez une simple vérification pour lui donner des explications sur ses erreurs si besoin.

Tout au long de sa scolarité, restez en contact avec l’école : prenez des rendez-vous pour faire le point, allez aux réunions et, en cas de problème ou de désaccord avec la décision d’un(e) enseignant(e), évitez d’en parler devant votre enfant car les conflits entre parents et enseignants peuvent avoir un effet perturbateur et gêner votre enfant. Cela pourrait discréditer l’école à ses yeux. Prenez contact rapidement avec l’enseignant(e) en question.

Enfin, toute sortie éducative, pédagogique (théâtre, expositions, musées), lecture, ou visionnage de documentaires ou reportages, l’aidera à stimuler sa curiosité et son désir d’apprendre  !

Quelle attitude adopter face aux difficultés que rencontre votre enfant ?

Le rôle de parent consiste aussi à lui apprendre à se faire confiance, à surmonter les obstacles, à se motiver. Discutez avec votre enfant de sa journée, de ce qu’il/elle a appris, ce qui l’intéresse.

Restez calme si vous constatez des blocages, ne dramatisez pas ses échecs et veillez à ce que vos propos ne le/la heurtent pas ou ne soient pas humiliants, cela le bloquerait  ! Il faut, au contraire, discuter pour comprendre pourquoi certaines difficultés apparaissent ou perdurent, l’encourager, le/la féliciter quand il y a du progrès et de bons résultats.

Si une tension s’installe entre votre enfant et vous pendant les devoirs, n’hésitez pas à passer le relais à un autre membre de la famille ou en ayant recours à du soutien scolaire. Il faut que votre enfant soit à l’aise et apaisé(e) pour faire ses devoirs.

Enfin, si vous vous sentez dépassé(e), ne dramatisez pas et ne considérez pas cela comme un échec. Parlez-en plutôt à votre médecin ou à l’équipe pédagogique (enseignant(e), conseiller(ère) d’orientation, conseiller(ère) principal(e) d’éducation) et déterminez ensemble une solution adéquate pour votre enfant en fonction du type de problème rencontré.

A qui s’adresser ?

Voici une liste de structures qui pourront vous aider :
  • Les Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active (CEMEA)
  • Le réseau de ressources pédagogiques Canopé sous tutelle du Ministère de l’Education
  • La FOEVEN
  • Les Francas
  • La Ligue de l’Enseignement
  • L’Office central de coopération à l’école
  • Les Petits citoyens, une plateforme pour les 7-11 ans dédiée à la citoyenneté et à l’éducation aux médias
  • La mairie de votre quartier
  • L’équipe pédagogique des établissements scolaires de vos enfants
  • Des associations comme Zup de Co ou Espérance en Béton (Centrale, Supelec, Polytechnique, etc.), ou Entraide Scolaire Amicale.

Cette réponse a été rédigée par l’équipe de la Fondation pour l’Enfance.

Mise à jour le 22/12/2016.

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