Lutte contre les violences faites aux enfants

La recherche en neuropédiatrie a montré que la maltraitance, qu’elle soit physique, psychologique, sexuelle, par négligence ou par carence éducative et affective,
a de fortes répercussions sur le développement de l’enfant. Victime ou témoin, l’enfant est privé(e) sur le long terme des repères de sécurité et de confiance qui conditionnent sa santé globale future.

L’ÉTAT DES LIEUX

14 % des Français déclarent avoir été victimes de maltraitances de la part d’un(e) adulte au cours de leur enfance1.
60 % n’en ont parlé à personne. Pourtant, lorsqu’elle existe, l’aide apportée aux victimes a permis de mettre fin à la maltraitance dans 6 cas sur 10.

On estime à 154 000 le nombre de mineurs victimes de viol ou de tentative de viol, et 3 % des Français déclarent avoir été victimes d’inceste2.

En 2014, le 119 – Allô Enfance en Danger a traité 33 000 appels concernant 52 000 enfants différents, et a envoyé 14 000 Informations Préoccupantes3.

En France, on compte plus d’1 million d’enfants maltraités4, près de 4 millions d’enfants témoins de violences conjugales et 280 000 enfants protégés5.

L’ENJEU

Aujourd’hui encore, près de 2 enfants meurent chaque jour des suites de sévices corporels, en France. Sans compter les dégâts psychologiques dévastateurs causés par les violences morales.

Théo est un petit bonhomme de 5 ans.
Avec quelques tâches de rousseur.
Théo est un petit bonhomme de 5 ans.
Qui ne parle jamais ou si bas. Il croit encore ce que lui disait sa maman :
« Tu nous gênes. Si t’étais pas là, ce serait bien mieux. Tu nous empêches de vivre. Tu es un vrai boulet ».
Théo est un petit bonhomme de 5 ans.
Qui a déjà essayé par trois fois de se suicider : médicaments, auto-mutilation, refus alimentaire.
Théo est un petit bonhomme de 5 ans.
Qui ne voulait pas prendre trop de place. C’est au cours de sa dernière hospitalisation qu’une infirmière nous a téléphoné, à la Fondation pour l’Enfance.
Théo est un petit bonhomme de 5 ans.
Qui doit apprendre qu’il a sa place. Comme tous les enfants.
L'arbre de Théo
« Un arbre »
Théo, 5 ans

CE QUE NOUS RÉALISONS

La Fondation pour l’Enfance a fait du fléau de la maltraitance son cheval de bataille depuis 1977.

Campagnes de sensibilisation

La Fondation lance la toute première campagne de sensibilisation sur la maltraitance des enfants en 1990, qui reçoit plusieurs distinctions en France et en Europe. En 2011 et 2013, la Fondation lance deux campagnes web et TV sur les violences éducatives ordinaires en mettant en scène des enfants giflés par leurs parents.

Rapports et études sur l’enfance maltraitée

La Fondation pour l’Enfance a établi le premier rapport sur le sujet de l’enfance maltraitée en France, établissant des recommandations afin d’améliorer, entre autres, son identification. Nous avons également élaboré la première base de données sur les abus sexuels.

Développement de dispositifs téléphoniques

La Fondation a présenté l’expérience et le succès du dispositif italien « Il Telefono Azzurro » dans le cadre d’une commission sur la maltraitance des mineurs, ce qui inspira la création du 119 – Allô Enfance en Danger. En 2004, la Fondation pour l’Enfance créé SOS Enfants Disparus, en partenariat avec d’autres associations, afin d’aider les familles d’enfants disparus, en fugue ou enlevés. Aujourd’hui, le dispositif a été renommé 116 000 Enfants Disparus, et est géré par une autre structure.

NOS AUTRES MISSIONS :

1 Étude de l’association l’Enfant Bleu menée sur un échantillon de 1 004 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus, datée de mars 2015.
Certaines formes de maltraitance psychologique ne sont pas incluses (humiliations par exemple).
2 INSEE-ONDRP, enquêtes Cadre de vie et sécurité de 2010 à 2013
3 Bulletin annuel du SNATED, 2014
4 Estimations selon l’étude parue dans The Lancet à propos de la maltraitance dans les pays à haut niveau de revenus.
5 Calculs de l’ONED

Poser une question

Vous souhaitez en savoir plus ?
Nous avons sûrement déjà la réponse !

FAQ

Agir avec nous

40 ans au service de l'enfance en danger
Plus de 140 initiatives soutenues
Partie civile dans plus de 200 procès pour cyberpédopornographie

JE PARTAGE